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Decoding Korea : découvrez le casting !

Visitez la Corée à travers les créations de 11 artistes contemporains ! 

Êtes-vous tentés de voyager dans le temps en Corée avec 11 artistes coréens ?

Les principaux artistes qui représentent les arts médiatiques de Corée et font avancer l'histoire en mêlant le passé, la tradition et l'innovation, vous sont présentés dans cette exposition.

NAM JUNE PAIK, Global Groove

Global Groove_Nam June PAIK
ⓒElectronic Arts Intermix (EAI), New York

Créée en 1973, Global Groove encapsule les techniques artistiques de Nam June PAIK et sa vision de l'échange transculturel et de la communication, symbolisant le village global. Cette œuvre emploie des techniques de montage rapide, mélangeant tradition et modernité, Orient et Occident, abstraction et représentation, et rythmes rapides et lents.

Cette œuvre innovante a surpassé les limites artistiques et technologiques de son époque, et continue d'inspirer aujourd'hui. La vision que Paik a présentée dans Global Groove a évolué en trois œuvres significatives des années 1980 : Good Morning Mr. Orwell, Bye Bye Kipling et Wrap Around the World.

NAM JUNE PAIK, Wrap Around the World 

Wrap Around the World_Nam June PAIK
ⓒElectronic Arts Intermix (EAI), New York

La trilogie « Opéra spatial », de Nam June PAIK, qui a marqué les années 1980 avait pour objectif de mettre en pratique la télévision participative, idéal poursuivi par l’artiste.

Après Good Morning, Mr. Orwell en 1984 et Bye Bye Kipling en 1986, il crée l’œuvre Wrap Around the World à l’occasion des Jeux olympiques de Séoul en 1988 et dans laquelle il montre que les différences régionales et idéologiques ne peuvent être surmontées que par des échanges apolitiques passant par l’art et le sport. Cette idée est résumée dans le concept de « cocktail d’art de sport » qu’il développe dans son travail. Wrap around the World est un événement international qui brise les frontières idéologiques grâce à la musique pop et au sport pour unir la planète entière.

LEE Lee-nam, Lost Paradise (2024)  

Lee-nam Lost paradise
ⓒLEE Lee-nam, Lost Paradise

Lost Paradise est une œuvre d’art numérique profonde qui transcende les frontières temporelles et nationales, fusionnant l’histoire de l'art avec les problématiques contemporaines. 

L’œuvre critique la destruction de l’environnement, la guerre et la politique de la haine en tissant une tapisserie de l’histoire humaine, des temps anciens à nos jours, au sein des magnifiques quatre saisons représentées dans les peintures classiques coréennes. Ce contraste saisissant évoque la notion de « paradis perdu » et incite les spectateurs à réfléchir sur les actions de l’humanité et leurs conséquences à long terme. 

PARK Junebum, Land for School (2018-2024)  

PARK Junebum, Land for School
ⓒPARK Junebum, Land for School

Land for School montre la formation d’une nouvelle ville de 400 000 habitants, basée sur les données cartographiques de Google Earth. L’exposition présente des vidéos tournées à 150 mètres de hauteur, montrant plus de 150 écoles, avec des légendes indiquant leur emplacement, leur année de création et leur nom.

Cette œuvre offre une expérience bouleversante en plaçant le spectateur dans une position d’observation extrême, plus exhaustive que la vidéosurveillance urbaine. À l’instar des acteurs du film The Truman Show, les visiteurs deviennent des voyeurs. Par ce dispositif, ils sont incités à réfléchir profondément sur la manière dont les changements urbains s’entrecroisent et influencent la vie de chacun.

LEE Yongbaek, Angel-Soldier (2011)  

LEE Yongbaek, Angel-Soldier”
ⓒLEE Yongbaek, Angel-Soldier

Angel-Soldier a été présentée pour la première fois au Pavillon Coréen lors de la Biennale de Venise en 2011. Cette œuvre utilise la symbolique de l'ange et du soldat pour dépeindre de manière allégorique les nouvelles conditions et fonctions de l’art contemporain.

L'œuvre puise son inspiration dans les manifestations de 1987 durant lesquelles les rues de Séoul ont été enfumées de gaz lacrymogène. De façon métaphorique, elle suggère les relations tendues entre la Corée du Nord et la Corée du Sud et invite à repenser les dichotomies guerre et paix, naturel et artificiel, bien et mal, beauté et laideur, unité et multiplicité, obéissance et spontanéité libre.

L’ange soldat représente tout à la fois la bonté et la violence, questionnant alors l’essence-même de notre société et de notre histoire.

 

KWON Hayoun, 489 Years (2016)  

KWON Hayoun, 489 YEARS
ⓒKWON Hayoun, 489 YEARS

Pour KWON Hayoun, la zone démilitarisée entre Corée du Sud et du Nord (DMZ) a toujours été un lieu inaccessible entouré de mystère. Imaginant un avenir où la DMZ pourrait être accessible, elle a interviewé des soldats qui ont servi dans cet espace mythifié. L’œuvre 489 Years, basée sur un entretien avec le soldat Kim, offre aux spectateurs un regard intime sur les souvenirs d’un militaire. Le titre, 489 Years, provient du temps estimé nécessaire pour déminer la DMZ. Il souligne l’impact durable des conflits historiques sur le présent et l'avenir.

KIM Heecheon, Double Poser (2023)  

KIM Heecheon, Double Poser
ⓒKIM Heecheon, Double Poser

Double Poser de KIM Heecheon soulève des questions philosophiques sur notre compréhension du temps. Cette œuvre utilise un moteur de jeu pour explorer son atemporalité. En effet, à l’ère de l’information, le passé ne réside pas seulement dans la mémoire puisqu’il se prolonge comme une extension ininterrompue du présent, tandis que le futur est prédit et optimisé en fonction des mots-clés que l’on entre sur les moteurs de recherche. KIM Heecheon se demande si l’état technologique actuel ne dissimule pas l’absence de flux temporel, tout comme ces jeux. Ne serions-nous pas dans un état d’attente perpétuelle ?

RAM HAN, Full of Fortune (2023)

RAM HAN, Full of Fortune
ⓒRAM HAN, Full of Fortune

Full of Fortune est une œuvre interactive qui se déroule dans un espace rappelant un bar à sushi tournant : des aliments sont placés au hasard sur un tapis roulant. Grâce à une technologie innovante, les utilisateurs sont guidés pour saisir la nourriture et l’approcher de leur bouche comme s’ils allaient la manger. Cette œuvre explore un système cognitif ludique rendant perméable la frontière entre la réalité et la virtalité.

 

ROOMTONE, Inside Dream (2023) 

ROOMTONE, Inside Dream
ⓒROOMTONE, Inside Dream

Inside Dream est une œuvre de réalité virtuelle qui reconstruit numériquement les rêves personnels de l’artiste et les partage avec le public. Les spectateurs entrent dans un monde chimérique à partir du monde réel, expérimentant la frontière entre la réalité et le virtuel d’une manière profondément immersive et multisensorielle. Ce projet adopte une approche expérimentale qui permet au public de vivre le rêve de quelqu'un d'autre tout en étant éveillé. Le monde virtuel perçu à travers la réalité virtuelle et le récit des rêves partagés créent un point de contact intrigant qui explore l’intériorité humaine et le subconscient profond à travers la technologie numérique.

KANG Yiyun, Finite (2021)  

KANG Yiyun, Finite
ⓒKANG Yiyun, Finite

Finite montre, dans un premier temps, des scènes naturelles paisibles, puis dans un second temps une forêt brûlée et des paysages modifiés par l'homme, pour ensuite terminer par la désintégration d’une montagne enneigée.

Ce récit visuel repose sur une perspective anthropocène, illustrant la perturbation de l’équilibre géologique et écologique de la Terre par les activités humaines. Utilisant la multi projection et un système audio à 11 canaux, Finite met en scène des transitions spatiales bouleversantes pour faire vivre une expérience audiovisuelle immersive qui ne peut que sensibiliser à la crise climatique.

JUNG Yeondoo, Crow’s Eye View (2022)  

JUNG Yeondoo, Crows Eye View
ⓒJUNG Yeondoo, Crows Eye View

Crow’s Eye View est inspirée du poème éponyme du poète coréen Lee Sang, qui dépeint la ville d’Ulsan du point de vue d’un corbeau.

La pièce utilise une forme narrative documentaire pour illustrer métaphoriquement la vision idéale d’une ville.

Ce sujet est en harmonie avec l’exploration continue par JUNG Yeondoo de la délicate tension entre la réalité et la virtualité, un thème récurrent dans ses œuvres telles que Bewitched (2001), Wonderland (2004), Locations (2007), Documentary Nostalgia (2007), Cinemagician (2010) et DMZ Theater (2021), créées avec le réalisateur Surya.

YEOM Ji Hye, Symbioplot : A Plot Where We Cohabit (2020)

YEON Ji Hye, Symbioplot A Plot Where We Cohabit
ⓒYEOM Ji Hye, Symbioplot: A Plot Where We Cohabit

Symbioplot : A Plot Where We Cohabit explore les récits de la pollution environnementale et des catastrophes induites par le changement climatique. L’œuvre entrelace des récits disparates mais tous centrés sur le thème de l’évolution symbiotique. L’œuvre suggère que tous les êtres cœxistent dans un cycle d’interdépendance. Cet équilibre implique que toutes les entités sont dans un état fragile, entre la vie et la mort.

L’œuvre incite les spectateurs à éviter le piège des visions apocalyptiques ou de désespoir face à une planète en déclin. Dépassant l'éco-anxiété contemporaine, elle met en lumière l’interconnexion entre tous les éléments qui composent notre planète, vivant et mourant, prédateur et proie. En reconnaissant cette existence entrelacée, l’œuvre propose une coopération et une compréhension mutuelles rendues possibles par un pouvoir symbiotique.


Decoding Korea, exposition immersive du 26 juillet au 25 août 2024

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Decoding Korea
du 26 juillet au 25 août 2024
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